La ville de Béjaïa traverse une nouvelle zone de turbulences institutionnelles. Le maire, Merzougui Hocine, dit Aziz, a été suspendu de ses fonctions par le wali Ahmed Maâbed, à la suite d’une décision de justice le plaçant sous contrôle judiciaire.
Cette affaire, qui implique également son adjoint Youcef Kadri, met en lumière des accusations graves : mauvaise gestion des affaires publiques et dilapidation de deniers publics.
⚖️ Les faits : une suspension décidée après une procédure judiciaire
Selon les informations disponibles, la suspension du maire découle directement d’une décision du juge d’instruction près le tribunal de Kherrata, intervenue le 5 janvier.
Les accusations portent sur la gestion du Comité Communal Culturel de Béjaïa (CCCB), structure au cœur de plusieurs irrégularités présumées.
Les chefs d’accusation sont lourds :
- Mauvaise gestion des affaires publiques
- Dilapidation de deniers publics
- Dysfonctionnements dans la gestion administrative et financière du CCCB
🏛️ Un maire déjà fragilisé politiquement
Bien avant cette suspension, l’édile de Béjaïa faisait face à une forte opposition au sein de son assemblée.
Des tensions internes, des critiques sur la gouvernance et des blocages institutionnels avaient déjà affaibli sa position.
La décision du wali vient donc sceller une situation politique devenue difficilement tenable.
🔍 Une affaire qui ne date pas d’hier : rappel des précédents judiciaires
Ce n’est pas la première fois que le nom de Merzougui Hocine est associé à des poursuites judiciaires.
Dans une affaire antérieure, l’ex‑maire avait déjà été condamné à trois ans de prison ferme pour des faits similaires de mauvaise gestion et dilapidation de fonds publics, toujours liés au CCCB.
Cette répétition des accusations renforce l’idée d’un problème structurel de gouvernance au sein de l’APC de Béjaïa.
🧩 Réactions locales : entre malaise et solidarité
Si certains habitants et élus ont exprimé un soutien timide au maire suspendu, d’autres soulignent un malaise évident : difficile de défendre un responsable placé sous contrôle judiciaire pour des faits aussi graves.
Les rassemblements de soutien observés par le passé n’ont pas fait l’unanimité, révélant une population partagée entre loyauté politique et exigence de transparence.
📉 Conséquences pour la ville de Béjaïa
La suspension du maire entraîne :
- Une vacance du pouvoir exécutif local, en attendant une décision administrative ou judiciaire définitive.
- Un risque de blocage des projets municipaux.
- Une perte de confiance des citoyens envers leurs institutions locales.
Cette affaire met en lumière la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance locale, notamment dans la gestion des fonds publics et des structures culturelles.
📝 Conclusion : un signal fort contre la mauvaise gestion
La suspension du maire de Béjaïa marque un tournant dans la lutte contre la mauvaise gestion au niveau local.
Elle rappelle que les élus doivent rendre des comptes et que la gestion des deniers publics ne peut souffrir d’approximation.
Pour Béjaïa, ville emblématique de Kabylie, cette affaire est aussi l’occasion de repenser la transparence, l’éthique et la responsabilité au sein de ses institutions.

