L’Opéra d’Alger Boualem‑Bessaïh a vibré cette semaine au rythme des grandes œuvres du répertoire classique à l’occasion de la 15ᵉ édition du Festival culturel international de musique symphonique, organisée du 30 avril au 7 mai 2026. Un rendez‑vous devenu incontournable pour les mélomanes algériens, qui confirme une fois encore la place de l’Algérie dans le paysage musical méditerranéen.
Cette édition a réuni des artistes venus d’Europe, d’Asie et d’Afrique, offrant au public une programmation d’une rare diversité. Parmi les moments forts, la prestation de la mezzo‑soprano allemande Ulrike Mayer a marqué les esprits par sa puissance vocale et sa sensibilité. Le pianiste Peter Kreutz, également invité, a livré une interprétation magistrale de Beethoven et Chopin, saluée par une standing ovation.
Le festival a également mis en lumière la nouvelle génération avec des masterclass ouvertes aux étudiants du Conservatoire d’Alger, permettant un échange direct entre jeunes talents et musiciens internationaux. Une initiative saluée par les professionnels du secteur, qui y voient un levier essentiel pour dynamiser la formation musicale en Algérie.
Autre moment marquant : la performance du Quartet Gerhard, formation espagnole réputée pour son approche moderne du quatuor à cordes. Leur passage a apporté une touche contemporaine à un festival traditionnellement centré sur le répertoire classique.
Au‑delà des concerts, l’événement a été l’occasion de renforcer les liens culturels entre l’Algérie et plusieurs pays partenaires. Les délégations étrangères ont souligné la qualité de l’accueil et l’importance de ce festival dans la diplomatie culturelle algérienne.
Avec une affluence en hausse et un public de plus en plus jeune, cette 15ᵉ édition confirme que la musique symphonique trouve sa place dans le paysage culturel algérien. Le festival s’impose désormais comme un rendez‑vous majeur, capable de fédérer, d’inspirer et de transmettre.

