Plusieurs tribunaux algériens ont récemment prononcé des condamnations lourdes, dont des peines de mort, dans des affaires liées aux violences survenues en Kabylie.
Parmi elles, l’affaire du lynchage de Djamel Bensmaïl en 2021, un drame qui avait profondément marqué l’opinion publique.
Des verdicts contestés
Les procès ont été dénoncés par des organisations de défense des droits humains, qui pointent :
- des aveux obtenus sous la contrainte,
- des irrégularités procédurales,
- l’absence de preuves matérielles solides,
- et un climat de pression politique autour des accusés.
Plusieurs condamnés sont originaires de Kabylie, une région où les tensions avec le pouvoir central restent vives.
Un contexte politique explosif
Ces verdicts interviennent dans un contexte où Alger accuse régulièrement des militants kabyles — parfois sans preuves publiques — d’être liés au MAK ou à des « réseaux séparatistes ».
Pour de nombreux observateurs, ces procès s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion visant à étouffer toute contestation.
Réactions en Kabylie et dans la diaspora
- En Kabylie, les familles dénoncent des procès politiques.
- Dans la diaspora, des collectifs kabyles parlent d’une justice instrumentalisée et réclament des enquêtes indépendantes.
- À l’international, plusieurs ONG appellent à la commutation des peines capitales, rappelant que l’Algérie observe un moratoire de fait sur les exécutions.
Une affaire loin d’être close
Ces condamnations risquent d’alimenter encore davantage :
- la méfiance entre Kabyles et autorités algériennes,
- la mobilisation internationale autour des prisonniers politiques,
- et les tensions diplomatiques avec plusieurs partenaires de l’Algérie, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
Pour beaucoup, ces procès ne referment pas la page du drame de 2021 : ils ouvrent au contraire un nouveau chapitre de crispation entre le pouvoir algérien, la Kabylie et une partie de la communauté internationale.

